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Industrie extractive : A qui profite le phosphate du Togo ?

THOMAS KOUMOU »L’EXPLOITATION DE NOTRE PHOSPHATE N’A AUCUN IMPACT SUR NOTRE ECONOMIE »

Pour l’économiste Thomas Dodji Koumou, la réponse est claire : le phosphate du Togo ne profite qu’aux gouvernants au sommet de l’Etat.

Cdpatogo.com a saisit l’occasion la conférence publique prononcée par Monsieur Koumou, ce 11 décembre 2017, à la maison de la Santé, pour produire ce dossier sur le phosphate du Togo.

Le lecteur y trouvera l’histoire de cette industrie extractive qui à sa création avant l’indépendance du Togo, s’appelait Compagnie togolaise des mines du Bénin (CTMB) ; il écoutera l’intégralité de la conférence de Monsieur Thomas Koumou, y compris l’interview qu’il a accordée à la presse après sa communication.

Dans ce dossier, se trouve aussi des articles sur : les conditions de la privatisation de cette compagnie, entre temps nationalisée après l’accident à Sarakawa (préfecture de la Kozah) de l’avion, à bord duquel se trouvait le général Gnassingbé Eyadéma, accident imputé aux dirigeants de la CTMB ; et enfin, l’exploitation du personnel de cette industries aux mains des israéliens.

Production du dossier : Secrétariat général adjoint de la Cdpa, en charge des affaires socioéconomiques

 

LE PHOSPHATE TOGOLAIS NE PROFITE QU’AUX GOUVERNANTS, AU SOMMET DE L’ETAT

La maison de la Santé sise à Avénou a servi de cadre ce mardi 12 décembre 2017 à une conférence publique organisée par l’Expert en Economie et Finances Thomas Dodji Netty KOUMOU sur le phosphate togolais. Un exposé riche en informations ponctué d’un dossier bien fouillé.

source : lagazette du Togo

 

THOMAS KOUMOU »L’EXPLOITATION DE NOTRE PHOSPHATE N’A AUCUN IMPACT SUR NOTRE ECONOMIE »

source : lagazette du Togo

SOCIÉTÉ NOUVELLE DES PHOSPHATES DU TOGO

Récupération des phosphates par le SNPT au Togo

La Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) est une entreprise togolaise basée à Kpémé qui, au Togo, extrait du phosphate de calcium , une matière première pour l’industrie des engrais. Le SNPT a été fondée en mai 2007, prédécesseurs de 1957 exploitation jusqu’à environ 1980 CTMB qui a fonctionné entre 1980 et 2002 par le gouvernement togolais l’ autorité de phosphate togolais OTP et l’IFG-TG privatisée de 2002 à 2007. phosphates ont longtemps été les plus importants exportation de bien du Togo.

La dégradation des phosphates dans les années 1960 

Les gisements de phosphates dans la zone de la côte togolaise sont exploités dans la fosse à ciel ouvert, les gisements sont situés sur une bande de terrain de plusieurs kilomètres au nord du lac Togo . La dégradation a été préparé avec un contrat de 1957 et a commencé en 1961 d’ abord par la CTMB ( Compagnie Togolaise des mines du Bénin ), la majorité en français et 47% appartenant à l’Américain W. R. Grace and CompanySociété située, les actions du gouvernement togolais, bien que jusqu’à 20% du capital social et 25% du capital total, mais seulement environ 1% des actions effectivement acquises. [1]Tout de suite dès le début de 1961 la promotion de phosphate de calcium est le plus important produit d’ exportation, le volume d’exportation de 57.000 tonnes ver14fachte 1961 sur 802.000 tonnes en 1964. [1] L’exportation de phosphates via un port construit en Kpeme quelques kilomètres à l’ ouest de la ville côtière Aného .

Nationalisation, 1970-1990 

Le prix des phosphates a connu un véritable boom en raison du boom des phosphates dans les années 1970, causé par la demande d’ engrais artificiels . Le Togo a pu augmenter sa participation dans le CTMB en 1972, passant de 2 à 20%. Influencé par la Conférence des Etats non-alignés en 1973, où le dictateur togolais Gnassingbé Eyadéma a pris part, et les prix du phosphate hausse rapide, l’ intérêt a augmenté par le gouvernement togolais à une nouvelle augmentation de la proportion, mais les négociations avec le CTMB a échoué en raison des dispositions contractuelles de la 1957e [2] le 10 Janvier 1974 a annoncé l’augmentation unilatérale de la part de l’Etat à 51% avec le gouvernement togolais. À la suite d’un accident d’avion Eyadémas àSarakawa a eu lieu le 2 février 1974, la nationalisation complète de l’extraction de phosphate. L’accident d’avion a été transfiguré comme un assassinat de la «haute finance internationale» dans le contexte de la nationalisation annoncée de l’extraction de phosphate. [2] [3] Dans l’état de l’ exploitation minière de phosphate par l’Autorité de phosphate togolais (Bureau du Procureur était Office Togolais des Phosphates ) coordonne qui a complètement a repris l’entreprise de la CTMB à 1980e Janvier Les recettes de l’exportation de phosphates ont servi à financer des projets majeurs controversés tels que l’ aéroport de Niamtougou ou l’ Hôtel du 2 Février .

La chute des prix du phosphate à la fin des années 1970 a entraîné des difficultés économiques, mais a été quelque peu compensée par des exportations préférentielles vers la France à des prix subventionnés. Milieu des années 1990, le Togo était avec un volume de production annuelle allant jusqu’à 2,89 millions de tonnes (1997) cinquième plus grand producteur de phosphate, les exportations de phosphate ont rendu 40% des exportations totales et 10% du PIB.

Privatisation et la situation actuelle

Dans le cadre des efforts de privatisation depuis 1997 , une privatisation partielle de la production de phosphate était destinée à ceux – ci a eu lieu en 2002 avec l’acquisition de l’opération préalablement contrôlée officiellement par le IFG-TG ( International Fertilizer Group Togo ), en présence d’un consortium tunisien et la société française Brifco Ltd. l’Etat togolais était l’actionnaire majoritaire. machines et la mauvaise organisation Outdated étaient en raison d’une forte baisse de la production de phosphate en 2006. Avec la mise en place de la SNPT par décision du Conseil des ministres du 14 mai 2007, l’entreprise d’Etat a été remplacé, [4]Le SNPT a démarré ses activités le 1er août 2008 et emploie actuellement plus de 2 000 personnes. Les débits en 2006 et 2007 ont chacun environ 1 million de tonnes de roche phosphatée, le produit de la subvention de phosphate de 13,4 milliards de francs CFA ont correspondu à 2006, ce qui représente 1,3% du produit intérieur brut. [5]

Source : wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_Nouvelle_des_Phosphates_du_Togo

 

TOGO: LE SECTEUR DU PHOSPHATE

Les employés de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT) ont déclenché mercredi une nouvelle grève de 48 heures, aucun accord n’ayant été trouvé à leurs revendications, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Les quelque 1.500 personnes employées par la SNPT avaient déjà paralysé le secteur les 10, 11 et 12 août pour exiger une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

« Nous avons déclenché une nouvelle grève, parce que rien n’a bougé. Nous n’avons eu aucune discussion avec les premiers responsables de la société. Depuis mercredi, c’est le calme plat sur le site d’extraction de Hahatoé (environ 40 km au nord de Lomé) et de l’usine de traitement de Kpémé (40 km à l’est de Lomé) », a déclaré à l’AFP, Poro Egbohou, porte-parole du personnel de la SNPT.

« Nous sommes déterminés cette fois-ci à aller jusqu’au bout. Nous avons entamé les discussions depuis 2013 avec les responsables de la société autour de nos revendications. Les choses piétinent, nous n’avons rien de concret », a-t-il indiqué.

Les employés de la SNPT, exigent la revalorisation de leurs salaires conformément à la grille de la convention interprofessionnelle du Togo et réclament des tenues vestimentaires et de chaussures de sécurité sur les lieux de travail.

« Nous réclamons aussi des primes de production et de rendement, ainsi que la révision des primes de transport et de logement », a souligné M. Egbohou.

Dans une lettre adressée aux employés, le directeur général de la SNPT, Michel Kézié, a dit constater « avec étonnement le non respect du service minimum (…) malgré les multiples demandes de l’employeur d’assurer la protection des installations et équipements », assurant que « ces comportements ne garantissent pas la sécurité et la pérennité des lourds investissements que l’entreprise réalise depuis quelques années ». 

Vital pour le Togo, le phosphate était jusqu’au milieu des années 1990, le poumon économique du pays et le premier produit d’exportation avec 40% des recettes. Mais le secteur a été fortement secoué par la mauvaise gestion et la corruption entre 1997 et 2007.

La production s’est totalement effondrée pendant cette période, passant de 5,4 millions de tonnes à 800.000 tonnes.

En septembre 2015, le groupe minier israélien Elenilto, allié au géant chinois Wengfu, a remporté l’appel d’offres international pour la production annuelle de 5 millions de tonnes de phosphate, d’engrais et d’acide phosphorique.

Malgré le plan de redressement mis en place par l’Etat togolais, le secteur peine à véritablement redécoller et à retrouver ses niveaux de production de la fin des années 1990. La SNPT a extrait 1,5 million de tonnes de phosphate en 2015 contre 1,110 million tonnes en 2014.

Selon les syndicats, de janvier à juillet 2016, la SNPT a vendu 591.000 tonnes de phosphate.

Le Togo dispose de réserves estimées à deux milliards de tonnes qui pourraient générer des revenus de l’ordre de 28 milliards de dollars

Source : www.slateafrique.com/685019/togo-le-secteur-du-phosphate-%3F-nouveau-paralyse-par-une-greve

 

TOGO: ELENILTO REMPORTE UN APPEL D’OFFRES DE 1,4 MILLIARD DE DOLLARS POUR UNE MINE DE PHOSPHATE

Le groupe minier Elenilto a annoncé avoir remporté, en partenariat avec un groupe chinois, un appel d’offres de 1,4 milliard de dollars pour l’exploitation d’un vaste gisement de phosphate au Togo.

Elenilto, une compagnie contrôlée par le groupe Engelinvest de l’homme d’affaires israélien Jacob Engel, très actif en Afrique, a expliqué dans un communiqué mardi que cette mine, située près de la capitale Lomé, permettrait la production de 5 millions de tonnes de phosphate, engrais et acide phosphorique chaque année.

Il évalue à 28 milliards de dollars les revenus à tirer pendant la durée de vie cette exploitation, « probablement le gisement de phosphate le plus important du sud du Sahara » avec des réserves estimées à plus de 2 milliards de tonnes de phosphates.

Pour cette affaire, Elenilto dirige un consortium comprenant entre autres le groupe chinois Wengfu, un spécialiste du phosphate et des engrais. Il a ajouté que « de nombreuses institutions financières mondiales » souhaitaient financier la mise en place du projet.

Elenilto a précisé que les installations profiteraient d’un accès facilité à la mer par sa proximité d’installations portuaires, situées à moins de 30 km.

Il compte bâtir en outre une usine d’acide phosphorique et d’engrais qui fournira aux agriculteurs africains via l’investissement dans des circuits logistiques et de distribution.

Le groupe minier a ajouté que le contrat final de concession devrait être signé dès ce mois de septembre et que la vente de la production devrait débuter dans les trois ans à veni

Source : www.slateafrique.com/610181/togo-elenilto-remporte-un-appel-doffres-de-14-milliard-de-dollars-pour-une-mine-de-phosphate

 

TOGO: LES EMPLOYES DANS LES MINES DE PHOSPHATE SE SENTENT « EXPLOITES »

« C’est la misère chez nous. En plus, nous travaillons dans des conditions difficiles », s’exclame Tchédré Kpatcha, mécano-électricien à la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT), secouée par des grèves depuis un mois.

En ligne serrée, avec leurs gilets jaune fluo et leur casque de protection vissé sur la tête, environ 500 employés de la SNPT sont descendus dans les rues de la petite commune de Hahotoé, à 40 km au nord de Lomé.

« Nous crions depuis des années et personne ne nous répond », martèle le vieil homme aux cheveux blancs, employé depuis 36 ans dans le secteur du phosphate.

A quelques kilomètres de là, dans l’immense cratère de couleur ocre, les tractopelles et tapis roulants sont à l’arrêt. Un nouveau coup dur pour ce secteur vital de l’économie togolaise.

Les grèves se multiplient depuis le 10 août, aucun accord n’ayant été trouvé face aux revendications des travailleurs. Le secteur avait été déjà paralysé en 2013 (72 heures), en 2014 (une semaine) et en 2015 (deux semaines).

Mais faute d’accord avec la direction de la société d’Etat, les quelque 1.500 personnes employées par la SNPT suspendent régulièrement leur travail depuis un mois, au sein des trois principales unités de production de Kpomé, Hahotoé et Dagbati.

« Nous invitons le chef de l’Etat à s’occuper personnellement de nos problèmes. Ça suffit », crie Lémou Tchao au milieu de la foule.

Bouclant jeudi une nouvelle grève de 48 heures, les employés du site de Hahotoé brandissaient des pancartes, peintes avec soin: « Nous voulons voir notre DG » (directeur général), « Le Togo doit être maître de son destin, fini l’esclavage ».

Partis de la cité minière, ils ont sillonné les artères de Hahotoé, scandant: « Trop, c’est trop ».

– Ras-le-bol –

Rejoints par leurs collègues du site de traitement de Kpémé (à 40 km à l’est de Lomé), les représentants des grévistes ont demandé à rencontrer la direction de la SNPT dans la capitale, qui a finalement accepté de les recevoir jeudi en fin de journée.

Les négociations devaient se poursuivre vendredi, selon Poro Egbohou, porte-parole du personnel de la SNPT.

« Nous avons manifesté pour exprimer notre ras-le-bol et dénoncer l’esclavage que nous subissons: nous ne sommes pas payés à la hauteur de notre travail, on nous exploite. Les salaires varient entre 35.000 et 241.000 FCFA (53,36 et 367,40 euros). Cette fois-ci, nous sommes décidés à aller jusqu’au bout », avertit M. Poro Egbohou, porte-parole du personnel.

Les employés de la SNPT, exigent la revalorisation des salaires conformément à la grille de la convention interprofessionnelle du Togo. Ils réclament également des tenues vestimentaires et de chaussures de sécurité, ainsi que des primes de production et de rendement.

La direction n’a pas souhaité répondre aux questions de l’AFP.

Mais, selon les syndicats, un arrêt de travail de 24 heures dans cette société engendre une perte sèche de plus de 282.000 dollars.

« Nous produisons au moins 3.000 tonnes de phosphate par jour. Or le produit est vendu à 94 dollars la tonne », affirme le porte-parole du personnel.

Le phosphate était jusqu’au milieu des années 1990, le poumon économique du Togo et son premier produit d’exportation, représentant 40% des recettes de l’Etat.

Mais le secteur, entièrement public, a été fortement affecté par la mauvaise gestion et la corruption entre 1997 et 2007 et s’est totalement effondré pendant cette période, passant de 5,4 millions de tonnes de production annuelle à 800.000 tonnes.

En 2010, le gouvernement a mis en place un plan de relance estimé à plus de 200 milliards de FCFA (près de 305 millions d’euros) pour doper la production.

En septembre 2015, le groupe minier israélien Elenilto, associé au géant chinois Wengfu, a remporté un appel d’offre international pour exploiter une production annuelle de 5 millions de tonnes de phosphate, d’engrais et d’acide phosphorique.

Mais malgré le plan de redressement mis en place par l’Etat togolais et la hausse de la demande mondiale, notamment pour l’utilisation d’engrais agricole, le secteur peine à retrouver ses niveaux de production de la fin des années 1990. La SNPT a extrait 1,5 million de tonnes de phosphate en 2015 contre 1,11 million en 2014

Source : www.slateafrique.com/687093/togo-les-employes-dans-les-mines-de-phosphate-se-sentent-exploites






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