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Interview : Aléma Gbogui « …Le premier moyen sur lequel nous comptons, c’est le peuple ; c’est la détermination du peuple »

Voici la réaction de Madame Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson (BAJ) Aléma Gbogui, Coordinatrice de la Coalition des 14 partis de l’opposition à l’issue des trois jours de manifestationIci Lomé : Vous comptez sur quoi pour venir à bout de ce régime ?

Aléma Gbogui Le pouvoir qui s’est montré récalcitrant au changement que le peuple veut et qui a montré qu’on ne peut pas lui faire confiance. Le mouvement de ce peuple tel qu’il s’est remis à s’exprimer depuis le mois d’août est un mouvement profond. Le peuple togolais veut enfin reconquérir les bases de la démocratie, le peuple togolais veut enfin nouer vers l’alternance et c’est un changement profond que nous attendons, nous mesurons la difficulté de l’obtenir. C’est pour cela qu’il est évident pour nous que nous ne devons pas encore baisser la garde. C’est plus que jamais maintenant que nous devons rester mobilisés.

IL : Alors le chef de fil de l’opposition est à Conakry, quelles sont les raisons qui motivent et quelle est votre position aujourd’hui ?

Aléma Gbogui : Le chef de fil de l’opposition n’est pas à Conakry, mais vous savez que dans cette lutte que nous menons, nous l’avons dit plusieurs fois ce qui est déterminant, le premier moyen sur lequel nous comptons c’est le peuple, c’est la détermination du peuple. Mais à ce moyen principal-là nous devons en assumer d’autres. Nous prenons des contacts, il y a beaucoup d’actions diplomatiques qui sont menées.

IL : Egalement, on dit Ouattara, le président ivoirien refuse de recevoir l’opposition, est-ce vrai ?

Aléma Gbogui : Je ne sais d’où vous tenez cette affirmation, ce que nous savons est que dans la sous-région le peuple togolais s’est fait entendu et s’est fait compris. Aujourd’hui tous les chefs d’Etat de la sous-région ont compris qu’ils ont intérêt à se lever et à essayer régler le conflit qui est ouvert au Togo. C’est ce qui a expliqué ces premières discussions qui ont commencé sous l’égide du président ghanéen.

IL : Est-ce aujourd’hui vous avez les regards tournés vers un gouvernement d’union. Et si oui, qu’en sera-t-il selon vous ?

Aléma Gbogui : Vous savez les attentes de la coalition des 14 partis politiques sont très claires. Nous voulons le retour à la constitution de 92 et nous voulons que cette constitution une fois récupérée, nous puissions discuter de la pièce essentielle de la constitution qui dit qu’«aucun Togolais ne pourra plus gouverner pendant plus de dix ans ». Il se fait qu’il y en a un qui est là depuis plus de dix ans, nous devons discuter de quoi faire de ce mandant qui est en cours et nous proposons qu’à l’issue de ces discussions qu’il y est une transition. Une transition avec des organes, un exécutif et un législatif de transition qui aient un cahier de charge bien précis devant aboutir à la fin de la transition à des élections démocratiques et transparentes par lesquelles le peuple togolais choisira les prochaines autorités pouvant le conduire.

IL : Plus le jour avance plus des localités se joignent aux manifestations seulement la question de Sokodé, Bafilo, Mango reste…

Aléma Gbogui : Bien sûr, la question de Sokodé et vous faites bien d’observer que le mouvement gagne de plus en plus de localités malgré tout ce que le régime fait pour étouffer l’expression de la volonté populaire. Aujourd’hui une ville comme Niamtougou est également rentré dans le mouvement, Bassar est rentré dans le mouvement et nous espérons qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin. Donc c’est un réconfort, un réconfort qui nous donne suffisamment de ressources pour négocier et faire en sorte que les attentes des Togolais soient prises en compte. Mais en ce qui concerne Sokodé, Bafilo, nous sommes très préoccupés. C’est pourquoi dans les discussions que nous avons eues avec la délégation ghanéenne nous avons suggéré que les mesures d’apaisement concernent entre autre une levée du siège qui est établit sur ces villes-là et concernent les mesures que l’on devrait prendre pour que le droit de manifester soit effectif à Sokodé, à Bafilo et à Mango et partout sur l’étendue du territoire nous ne saurions tolérer qu’il est des sous-catégories de citoyens togolais.

iciLome | Dimanche, 19 Novembre 2017 






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