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Une violence sauvage et gratuite d’Etat contre une marche pacifique du peuple

Lors de la 22e marche pacifique initiée par la coalition des 14 partis de l’opposition au Togo, pour exiger le retour de la constitution de 1992 dans sa version originelle et les réformes institutionnelles, les manifestants aux mains nues furent dispersés à coup de gaz lacrymogènes, de pied et de bâtons par des corps habillés issus de la gendarmerie, de la police et des forces armées togolaises.

Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le lieutenant-colonel Damehame Yark, justifie cette sauvagerie sans nom par le non-respect des clauses de cette marche ; alors que les organisateurs affirment, et à juste titre, qu’ils ont respecté et les itinéraires convenus et les horaires qu’impose la loi régissant les manifestations de rue. Ils n’en veulent pour preuve que la marche de la veille, ce mercredi 28 décembre, qui s’est arrêtée à ce même carrefour de Déckon, où la foule s’est dispersée après avoir écouté Jean Pierre Fabre remercier debout sur podium improvisé chacun des marcheurs et leur donner rendez-vous pour le lendemain. Aucun incident n’a été signalé. Tout le monde est rentré à la maison après avoir affronté les mêmes tracasseries des corps habillés, à savoir l’obligation de reprendre l’itinéraire imposé pour la marche afin de rentrer à la maison quelque soit le quartier qu’on habite.

Cette répression à occasionner plusieurs blessés dont certains graves et de nouvelles arrestations.

Comment expliquer cette répression hors norme avec un déploiement d’armes de guerre, comme le témoigne les images qui suivent ?

Tout porte à croire que c’est pour briser un mouvement qui visiblement commence sérieusement à agacer les tenants de ce régime cinquantenaire qui s’accrochent au pouvoir comme des chauve-souris à une mangue.

Mais une fois encore, ils ont plutôt attisé le feu ; puisque ce vendredi, l’opération vacarme sur toute l’étendue du territoire entre 13h et 14h a bien marché et ce samedi 30 décembre les togolais sortirons encore très massivement pour démontrer qu’ils ne sont pas intimidés et qu’ils n’acceptent pas une situation que veut leur imposer ce régime cinquantenaire et dangereux leur impose. Et effet comment comprendre que le Président de la CEDEAO, faisant fi des opinions des autres chefs d’Etat, fait voter une décision qui place le Togo voir la sous-région dans l’œil du terrorisme djihadiste.

La marche de ce 28 décembre 2017 n’est pas encore arrivée au point de chute quand les forces de l’ordre et de défense ont violemment dispersé les manifestants à Deckon et d’une rare violence ont passé à tabac certains et arrêté d’autres. (source La gazette du Togo)

 

Début de la répression marquée par des jets de gaz lacrymogène et sans préavis (source Togo actualités)

 

Devant la déferlante de sauvagerie, vaut mieux courir pour sauver sa peau (source Togo actualités)

 

Un jeune bastonné et arrêté parce qu’il a filmé les forces de sécurité (source Togo actualités)

La barbarie militaire a encore fait parler d’elle au Togo ce 28 décembre 2017 (source vidéo : La gazette du Togo)

 






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